La dyslexie, dysorthographie

Je ne vais pas, ici, vous faire un cours sur la dyslexie mais elle fait partie de notre quotidien avec 2 enfants sur 4 qui en sont atteints et elle a, fortement, orienté notre choix de faire l’école à la maison pour nos deux plus jeunes.

Pour notre grand garçon, Ingo, aujourd’hui 13 ans, le diagnostic a été posé vraiment très tard. C’est à l’entrée en CM2, avec un changement d’école dû à notre déménagement, que sa nouvelle maîtresse nous a alertés sur les difficultés qu’il rencontrait. En effet, jusque là, on avait surtout tendance à nous dire que notre fils était lunaire, rêveur, qu’il était légèrement feignant, ne travaillait pas assez… Le nouveau regard apporté par cette enseignante a tout changé pour nous mais, surtout, pour notre fils. Il a été pris en charge au niveau orthophonique, de notre côté, notre regard a également changé et notre présence à ses côtés s’est modifiée.

Forcement, nous nous en sommes voulus d’être passés à côté de ce trouble mais, en tant que parents, non sensibilisés à cet handicap, nous ne pouvions pas savoir. Les années de primaire ont été douloureuses pour lui car cette dyslexie lui a demandé une très grande adaptabilité pour tenter de compenser ce trouble.

Nous sommes très fiers de lui et du chemin qu’il a parcouru car nous savons, maintenant, ce qu’il lui en a coûté.

Il est, maintenant, en 4ème dans un collège général sensibilisé aux troubles ‘dys’ et un suivi particulier lui est apporté par l’équipe enseignante qui adapte, quand cela est possible et nécessaire, les techniques d’apprentissage ou de prise de notes pour les leçons.

Quand les doutes ont commencé à surgir pour notre troisième au CP, nous avons tout de suite pris les devants (en plus, la maîtresse qui avait diagnostiqué Ingo, était celle qui avait, cette année-là, pris les CP). Le bilan orthophonique est venu confirmer cette dyslexie et Umberto est maintenant suivi de manière hebdomadaire.

Cet article, nous avons souhaité l’écrire pour permettre aux parents de dédramatiser.

Un enfant ‘dys’ est un enfant intelligent, il a seulement une difficulté particulière dans la lecture et, bien souvent, l’écriture/l’orthographe. Cela ne veut pas dire qu’il ne comprend pas, qu’il est idiot,… il mettra juste plus de temps à lire l’information demandée ou à écrire correctement (sans faute) ce qu’il doit copier.

Ce sont souvent des enfants qui ont une très grande sensibilité (en tout cas, c’est le cas pour nos deux garçons). Ils développent aussi tout un tas de compétences parallèles, qu’il faut, nous parents et éducateurs, valoriser et développer au maximum car quand la confiance en soi est abîmée, c’est difficile de la re-consolider et les apprentissages difficiles deviennent une vraie corvée, un vrai supplice.

Nous venons de regarder en famille cette vidéo de C’est pas sorcier qui explique très bien d’où vient le problème, et qui insiste sur le fait que tous ces enfants (qui représenteraient entre 6 à 8% des jeunes enfants) ont une intelligence tout à fait normale.

Quand la voie lexicale est touchée, comme c’est le cas pour nos garçons, ils sont obligés de prononcer le mot dans leur tête pour en comprendre le sens mais lorsqu’ils rencontrent un mot qui ne s’écrit pas comme il se prononce, ce processus de déchiffrage va être plus compliqué.

Nous connaissons tous des dyslexiques qui s’en sont très bien sortis :

Même sans chercher si loin 😉

Et comme je le disais plus haut, ce sont souvent des enfants qui développent énormément d’autres qualités :

Aujourd’hui, nous en savons plus sur cet handicap, trouver des ressources est possible, adapter les apprentissages aussi et mettre en place des solutions alternatives est plus simple alors osons en parler autour de nous, osons demander conseil et travaillons tous dans l’intérêt de nos enfants.

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