Les pédagogies Freinet

Les pédagogies Freinet

De Sylvain Connac (Auteur) Bruce Demaugé-Bost Bernadette Guienne Isabelle Huchard Isabelle Quimbetz 

Conçu par une équipe de pédagogues et de spécialistes, ce livre présente les pédagogies Freinet clairement et simplement même si j’ai trouvé les premières parties sur l’historique un peu longues.

Les pédagogies Freinet ce sont :

Le principe de cette pédagogie est que chacun :

– apprenne à son rythme

– construise ses connaissances avec ses pairs et les adultes

– développe son sens critique, son autonomie et accède à une réelle prise de responsabilité dans une classe vivante et ouverte sur le monde.

Nous adhérons vraiment bien à cette pédagogie et c’est en partie sur ces bases que nous avons construit nos journées depuis que nous avons commencé l’instruction en famille.

Les intelligences multiples

Les intelligences multiples

Je travaille avec mon grand de 13 ans sur un livre intitulé « Et si je trouvais enfin ce que je veux faire » D’Isabelle Servant.

Dur dur de savoir vers quel domaine on souhaite s’orienter quand aucune matière ne passionne vraiment. J’ai donc fais l’acquisition de ce livre que je trouve super et qui permet au jeune (et moins jeune) de réaliser pleins de petits exercices afin de mieux se comprendre et de dessiner les grandes lignes de ce qui pourrait être leur avenir professionnel.

Ce livre aborde dès le début la question des intelligences multiples développée par Howard Gardner.

Une petite vidéo très ludique permettra à ceux qui ne connaissent pas encore de découvrir de quoi il s’agit : https://www.youtube.com/watch?v=DCanko5Xhys.

Cette courte mais néanmoins très éclairante vidéo, a permis à mon fils d’être rassuré (je l’ai faite voir à tous mes enfants pour que chacun prenne conscience de son potentiel et de celui des membres de notre famille). Ce n’est effectivement pas parce que l’on est Dys et que le français n’est pas son fort qu’il n’est pas intelligent et n’a pas développé d’autres formes d’intelligences. L’éducation nationale renvoie malheureusement tellement de préjugés sur les jeunes qui n’ont pas développé un haut potentiel logico-mathématique et linguistique qu’elle fait des ravages parmi de nombreux jeunes qui se sentent nuls et incapables de mener à bien un parcours scolaire. Les filières techniques et manuelles sont tellement dévalorisées que les jeunes qui ont développé des compétences autres que celles plébiscitées à l’école se sentent exclus en étant envoyés dans ces filières. Hors, si tout le monde était médecin, nous n’aurions rien à manger, nous n’aurions pas de plaisir car la musique n’existerait pas, notre bilan écologique serait encore plus catastrophique parce que personne ne prendrait soin de notre planète…

Tout le monde est bon à quelque chose,

Personne n’est bon en tout,

On peut bien faire les choses seul mais on est meilleur à plusieurs.

C’est la différence qui enrichit !

Malheureusement nos dirigeants ne l’ont pas encore compris contrairement à certains pays comme la Finlande où chaque enfant est valorisé dans ses compétences.

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.

Martin Luther-King

Offrons à nos enfants la possibilité de vivre heureux, d’exprimer leurs potentiels dans un cadre bienveillant et à l’écoute de leurs besoins, ne les brimons pas, arrêtons de vouloir les faire rentrer dans des cases trop grandes ou trop petites ou n’ayant pas la bonne forme.

Laissons chacun d’eux s’exprimer et exprimer leurs capacités !

Transmettre l’essentiel à l’école (et à la maison) Isabelle Servant

Transmettre l’essentiel à l’école (et à la maison) Isabelle Servant

Je voulais vous parler d’un livre que j’ai profondément aimé et qui m’a beaucoup éclairé sur le type d’apprentissages que je souhaitais offrir à mes enfants et également sur le type d’école qui aurait pu convenir à mes enfants.

J’en ai déjà parlé mais nous avons eu pendant plus d’un an le projet de nous expatrier dans les pays nordiques. Ce projet ne s’est pas fait (en tout cas pour le moment) mais la raison essentielle qui nous donnait envie de partir était les méthodes d’éducation notamment en Finlande.

Ce livre aborde les différents enseignements qu’il serait essentiel de proposer à l’école pour permettre à nos enfants d’être heureux, de travailler sereinement et d’être prêt pour demain. Elle a énormément documenté son ouvrage d’expériences à travers le monde, de témoignages et de ressources complémentaires.

Isabelle Servant accueille au fil des pages de son livre de nombreuses personnes qui ont elles aussi réfléchi à la question (et pour certaines qui ont mis en place des solutions alternatives à l’école classique Française) pour leur demander de lister leurs 5 essentiels à transmettre à l’école.

Ce livre m’a redonné espoir sur un autre avenir possible pour l’école Française. Il m’a aussi permis de découvrir une multitude d’expériences, de concepts, de projets qui vont alimenter notre école à la maison. Le seul bémol à ce livre est peut-être sa trop grande richesse en ressources complémentaire. J’ai mis plus de temps à aller voir toutes celles proposées qu’à lire le livre ;-).

Je l’ai conseillé autour de moi notamment à mes copines et belle sœur instit qui comme moi rêve d’une école différente pour nos enfants.

Bonne lecture à tous

La dyslexie, dysorthographie

La dyslexie, dysorthographie

Je ne vais pas, ici, vous faire un cours sur la dyslexie mais elle fait partie de notre quotidien avec 2 enfants sur 4 qui en sont atteints et elle a, fortement, orienté notre choix de faire l’école à la maison pour nos deux plus jeunes.

Pour notre grand garçon, Ingo, aujourd’hui 13 ans, le diagnostic a été posé vraiment très tard. C’est à l’entrée en CM2, avec un changement d’école dû à notre déménagement, que sa nouvelle maîtresse nous a alertés sur les difficultés qu’il rencontrait. En effet, jusque là, on avait surtout tendance à nous dire que notre fils était lunaire, rêveur, qu’il était légèrement feignant, ne travaillait pas assez… Le nouveau regard apporté par cette enseignante a tout changé pour nous mais, surtout, pour notre fils. Il a été pris en charge au niveau orthophonique, de notre côté, notre regard a également changé et notre présence à ses côtés s’est modifiée.

Forcement, nous nous en sommes voulus d’être passés à côté de ce trouble mais, en tant que parents, non sensibilisés à cet handicap, nous ne pouvions pas savoir. Les années de primaire ont été douloureuses pour lui car cette dyslexie lui a demandé une très grande adaptabilité pour tenter de compenser ce trouble.

Nous sommes très fiers de lui et du chemin qu’il a parcouru car nous savons, maintenant, ce qu’il lui en a coûté.

Il est, maintenant, en 4ème dans un collège général sensibilisé aux troubles ‘dys’ et un suivi particulier lui est apporté par l’équipe enseignante qui adapte, quand cela est possible et nécessaire, les techniques d’apprentissage ou de prise de notes pour les leçons.

Quand les doutes ont commencé à surgir pour notre troisième au CP, nous avons tout de suite pris les devants (en plus, la maîtresse qui avait diagnostiqué Ingo, était celle qui avait, cette année-là, pris les CP). Le bilan orthophonique est venu confirmer cette dyslexie et Umberto est maintenant suivi de manière hebdomadaire.

Cet article, nous avons souhaité l’écrire pour permettre aux parents de dédramatiser.

Un enfant ‘dys’ est un enfant intelligent, il a seulement une difficulté particulière dans la lecture et, bien souvent, l’écriture/l’orthographe. Cela ne veut pas dire qu’il ne comprend pas, qu’il est idiot,… il mettra juste plus de temps à lire l’information demandée ou à écrire correctement (sans faute) ce qu’il doit copier.

Ce sont souvent des enfants qui ont une très grande sensibilité (en tout cas, c’est le cas pour nos deux garçons). Ils développent aussi tout un tas de compétences parallèles, qu’il faut, nous parents et éducateurs, valoriser et développer au maximum car quand la confiance en soi est abîmée, c’est difficile de la re-consolider et les apprentissages difficiles deviennent une vraie corvée, un vrai supplice.

Nous venons de regarder en famille cette vidéo de C’est pas sorcier qui explique très bien d’où vient le problème, et qui insiste sur le fait que tous ces enfants (qui représenteraient entre 6 à 8% des jeunes enfants) ont une intelligence tout à fait normale.

Quand la voie lexicale est touchée, comme c’est le cas pour nos garçons, ils sont obligés de prononcer le mot dans leur tête pour en comprendre le sens mais lorsqu’ils rencontrent un mot qui ne s’écrit pas comme il se prononce, ce processus de déchiffrage va être plus compliqué.

Nous connaissons tous des dyslexiques qui s’en sont très bien sortis :

Même sans chercher si loin 😉

Et comme je le disais plus haut, ce sont souvent des enfants qui développent énormément d’autres qualités :

Aujourd’hui, nous en savons plus sur cet handicap, trouver des ressources est possible, adapter les apprentissages aussi et mettre en place des solutions alternatives est plus simple alors osons en parler autour de nous, osons demander conseil et travaillons tous dans l’intérêt de nos enfants.